Pourquoi c’est si compliqué de faire un choix ?

Cet article a d’abord été publié sur mon ancien blog. Pour ceux qui le découvrent ou qui souhaitent le relire, je vous souhaite une belle lecture.
J’y suis. Mon tout premier article.
Pas si simple de choisir un sujet, honnêtement. Il y en a tellement qui me viennent… que j’ai eu du mal à me décider.
Et vous, ça vous arrive aussi d’avoir du mal à faire un choix ?
Il paraît qu’un jour, un âne s’est retrouvé coincé entre une botte de foin et un seau d’eau. Incapable de choisir entre manger ou boire… il serait mort de faim et de soif.
Elle est bonne celle-là, non ?
Et pourtant… je vous jure que quand j’hésite trop longtemps, je pense à cet âne.
Et ne voulant pas finir comme lui… je fais un choix.
Aujourd’hui, j’ai choisi d’écrire. Même sans savoir exactement par quoi commencer. Parce que parfois, ce qui compte, c’est de faire le premier pas. N’est-ce pas ?
La preuve, j’ai trouvé mon sujet : Pourquoi a-t-on du mal à faire un choix ? (Oui vous l’aviez compris en lisant le titre de l’article, je sais que vous êtes intelligents !)
Et si ça vous parle, c’est normal.
Parce que faire un choix, ce n’est pas juste “prendre une option”. C’est renoncer à toutes les autres. Y’a de quoi faire flipper !
Vous voulez changez de vie, ou de boulot, ou de mec, ou de femme, ou de ville ou juste de coupe de cheveux mais… vous réfléchissez encore.
Vous faites des listes. Des « pour », des « contre », des plan B au cas où, des cartes mentales, des tirages de tarot. Vous demandez à votre entourage, vous demandez à l’Univers, vous demandez à Google : « Hey Google est-ce que je dois changer de boulot ?
Google :
Résultats pour : “changer de boulot”
👉 7 894 203 articles qui ne vous aident pas vraiment (Avouez que vous n’avez pas lu le chiffre en entier ? Mouahahah)
👉 1 quiz douteux qui vous dit que vous êtes un “biscuit au citron”
👉 Et une pub pour des chaises ergonomiques.
Bonne chance.
Et pendant ce temps-là vous ne faites rien.
Vous croyez hésiter mais en vrai vous reportez, vous retardez le moment où vous allez dire : « Ok j’y vais ». Parce qu’au fond vous ne voulez pas prendre le risque de choisir, vous voulez un signe cosmique, une évidence, un bouton « valider la bonne réponse » mais j’ai une info de dernière minute : L’évidence est un fantasme et le moment idéal n’existe pas non plus.
Choisir c’est perdre et c’est ce qui effraie. Quand vous faites un choix, vous perdez l’autre option mais vous gagnez en mouvement.
Vous savez quoi ? Ne pas choisir c’est aussi un choix, celui de subir.
Ne croyez pas que vous ne savez pas choisir.
Vous avez peut-être peur de vous tromper, peur d’échouer, peur d’être jugé
Comme si votre avenir tout entier se jouait uniquement sur ce choix précis. Et parfois le choix ne porte pourtant qu’entre un moelleux au chocolat ou une glace. Ce choix épique ne va pas changer la face du monde. Ca se saurait ! Perso je choisis toujours le moelleux au chocolat et je ne pense pas que ce soit à cause de moi que l’humanité semble de plus en plus décidée à se taper dessus.
Parfois ce marasme décisionnel vient du perfectionnisme ou encore de l’auto sabotage bien ficelé. La charge mentale y est pour beaucoup aussi chez certaines personnes. Quand le cerveau est saturé et que le simple fait de faire un choix devient un drame national.
Je vois souvent des personnes en thérapie qui me disent : “Je sais ce que je veux … mais je n’arrive pas à le faire.”
Elles ont une intuition forte, un désir bien réel, mais entre le désir et l’action, il y a un marécage fait de doutes, de freins et de loyauté invisibles. (Ah la loyauté invisible! Ne m’embarquez pas là-dedans tout de suite, c’est pour un autre article celui-là !)
Beaucoup ont grandit dans des environnements où choisir pour soi c’était égoïste, où vouloir autre chose c’était « mal élevé », où il fallait plaire, se faire petit ou bien rester dans la norme pour être aimé.
Alors, elles ont fini par se méfier d’elles-mêmes. A force d’avoir été critiquées, remises en question, invalidées, elles ne font plus confiance en leur propre boussole intérieure. Et même quand cette boussole hurle : « Vas-y bon sang ! », elles restent là, figées… Parce qu’elles ont appris qu’écouter leur envie c’était risquée. Dangereux. Interdit.
Et pourtant…Faire un choix, ce n’est pas un pari. C’est un positionnement. C’est oser avancer, même en n’ayant pas toutes les garanties. C’est être dans le mouvement. C’est sortir de cette immobilité camouflée en prudence.
C’est accepter qu’on est vivant, donc imparfait. Oui, c’est un scoop que je vous livre là : L’être humain est imparfait… même moi ! Qui l’eût cru ?
Alors si vous hésitez en ce moment… sachez que ce n’est pas parce que vous êtes faible.
C’est peut-être parce que vous avez été trop souvent puni(e) pour avoir osé choisir ou vous avez été trop peu soutenu(e). Mais vous avez le droit de décider. Même petit à petit. Même en tremblant. Parce que choisir, ce n’est pas prouver que vous êtes sûr (e), c’est vous donner la permission d’exister pleinement.
Choisir c’est vivre. Tout le reste, c’est patienter dans l’antichambre de votre propre vie.
Et si c’est dur de décider seul(e), c’est peut-être qu’on ne vous a jamais vraiment aidé à écouter votre voix intérieure.
Dans mon travail de thérapeute, c’est souvent par là qu’on commence : réapprendre à se faire confiance
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Pas à pas et jamais dans le jugement.
Vous savez où me trouver ! Si jamais vous ne savez pas : 0693 63 98 14 ou cabpsyo@gmail.com
Maintenant vous savez !
